À quelques jours de l'échéance, les derniers modèles météo se rejoignent : l'européen et l'américain confirment l'arrivée d'une nouvelle vague de chaleur dès le 6 au 7 juillet, avec un pic attendu autour du 10. Voici ce qu'ils disent ce jeudi 2 juillet au soir, et ce qui reste incertain.
Européen, américain : une convergence rare des modèles
C'est l'élément qui renforce la confiance des prévisionnistes : le modèle européen ECMWF et le modèle américain GFS affichent un accord inhabituel sur l'évolution des températures à l'horizon 8 au 14 juillet. Quand les deux principaux modèles convergent à cette échéance, le scénario gagne nettement en fiabilité.
Dans le détail, l'ECMWF prévoit des anomalies de température de l'ordre de +4 à +6 °C au-dessus des normales de saison sur un vaste secteur couvrant le centre et le sud de la France. Selon le service européen Copernicus, la probabilité de connaître des températures nettement supérieures aux normales dépasse même 70 % pour la première quinzaine de juillet.
Un dôme de chaleur qui se réinstalle dès le 7 juillet
Le moteur de l'épisode est de nouveau un dôme de chaleur : un anticyclone puissant qui emprisonne l'air chaud comme sous un couvercle et bloque les perturbations océaniques. Il pourrait se réinstaller sur la France dès le 7 juillet. Selon La Chaîne Météo, la hausse des températures s'explique par un flux de sud et le retour d'une masse d'air subsaharienne, qui feront remonter une chaleur généralisée sur l'ensemble du territoire.
Jusqu'à 40 °C au pic, attendu vers le 10 juillet
Concrètement, le mercure devrait fréquemment dépasser 35 °C sur une large partie du pays et atteindre localement 38 à 40 °C lors du pic, attendu autour du vendredi 10 juillet. Le Sud-Ouest serait en première ligne, avec jusqu'à 38 °C à Bordeaux, tandis que Paris et Nantes dépasseraient 35 °C. Au-delà du pic, la France resterait au-dessus des normales, avec un écart de +3 à +5 °C, jusque vers le 20 juillet. Le détail se trouve dans nos prévisions région par région.
Ce qui reste incertain
Malgré cette convergence, les météorologues appellent à la prudence : si le signal chaud est solide, son intensité et sa durée exactes ne sont pas encore verrouillées. Sur le très court terme, les deux modèles divergent d'ailleurs un peu : le GFS maintient une probabilité de canicule de 20 à 40 % autour du 8-9 juillet, là où l'ECMWF la ramène quasiment à zéro sur la même fenêtre.
Par ailleurs, des passages orageux pourraient temporairement interrompre l'épisode, et le seuil officiel de canicule (des températures élevées de jour comme de nuit pendant au moins trois jours consécutifs) reste à confirmer. Les prévisions officielles de Météo-France et sa carte de vigilance se préciseront à deux ou trois jours de l'échéance.
Suivre l'épisode et se protéger
Nous actualisons la situation, département par département, dans notre suivi en direct de la canicule, et vous indiquons combien de temps la vague de chaleur pourrait durer. En attendant, retrouvez nos conseils pour rafraîchir votre logement sans clim.
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