Eni annonce des coûts réduits pour l'exploitation de son gisement de gaz en Méditerranée

Le gisement, découvert au large de l'Egypte, est le plus gros champ gazier jamais découvert en Méditerranée. La mise en place d'infrastructures pour son exploitation ne devrait pas coûter plus de 10 milliards d'euros.

Le 31 août, eni avait annoncé la mise au jour d'un gisement de taille "historique" en Méditerranée, au large de l'Egypte. Cette découverte avait été une bonne nouvelle pour eni, qui en détient la licence d'exploitation à 100%, ainsi que pour l'Egypte. Le pays connait des coupures chroniques d'électricité, et se trouve en situation de forte dépendance à l'égard de ses voisins pour sa fourniture en énergie. Le gisement devrait permettre au pays d'atteindre l'autosuffisance énergétique d'ici 5 ans, en misant sur une entrée en exploitation rapide et de premiers forages dès début 2016.

Pour ne rien gâcher, le groupe italien vient d'annoncer que l'exploitation du gisement serait peu coûteuse. La mise en place des infrastructures nécessaires devrait s'élever à 6 ou 7 milliards d'euros, avec un maximum de 10 milliards, selon le PDG d'eni, Claudio Descalzi, ce qui représente un retour sur investissement de plus de 1000% au prix du baril actuel. L'exploitation sera menée par la filiale d'eni Saipem.

Eni conforte ainsi sa position en Egypte et sur le continent africain, où il est le premier producteur étranger d'hydrocarbures.

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