Engie : signature d’un accord social européen

Le groupe énergétique français a annoncé hier avoir conclu un accord social européen "ambitieux" sur la formation et l’accompagnement des salariés. Le but ? Participer à la transformation et au développement de l’entreprise. Après un virage stratégique vers les énergies renouvelables, Engie (ex-GDF Suez) n’en finit pas de se réinventer.


Privilégier la formation des salariés en Europe

le logo d'Engie

Alors qu’il vient d’entamer une mue vers les énergies renouvelables, le leader mondial du gaz naturel a décidé de prendre les devants avec ses salariés. À cet égard, la direction du groupe et les trois fédérations syndicales européennes IndustriALL, EPSU et FETBB ont signé lundi 11 avril, à l’unanimité, un accord social européen. Ce dernier couvre 87% des salariés du groupe et s’applique de manière identique dans les vingt pays européens concernés.

En trame de fond, l’objectif d’"anticiper l’évolution des compétences et des emplois", selon le communiqué de presse publié par Engie. Inédit jusqu’à présent, cet accord européen prévoit une enveloppe de 100 millions d’euros par an sur 3 ans dédiée à la formation. Il s’agit pour le groupe de former chaque année deux tiers des salariés dans le cadre de plans de formation discutés préalablement avec les partenaires sociaux. Et le PDG du groupe, Gérard Mestrallet, d’indiquer : "[cet accord] nous donne les moyens de renforcer l’excellence et le panel de compétences de nos collaborateurs, tout en leur garantissant des conditions de mobilité favorables. C’est (…) le point de départ d’une nouvelle dynamique au cœur de notre Projet d’Entreprise."

Préparer les équipes à la transition énergétique

Engie transition énergétique

Engie a annoncé en février 2016 un virage stratégique vers la transition énergétique.

Cette volonté de former et d’accompagner les salariés ne vient pas de nulle part. Elle s’inscrit dans le cadre du virage stratégique opéré par Engie vers les énergies renouvelables. L’énergéticien français a déjà annoncé en février son ambition de devenir le leader mondial de la transition énergétique. À la clef, un plan de transformation sur trois ans qui prévoit 15 milliards de cessions d’actifs ou de fermetures de sites polluants à l’horizon 2018 ainsi que 22 milliards d’euros d’investissements.

Dans cette visée, l’accord conclu hier prévoit la création d’un "Réseau des Écoles de la Transition Énergétique", une première en vue de fédérer les écoles de métiers du groupe et de mutualiser les savoir-faire. Engie prévoit notamment le regroupement d’une dizaine de centres de formation internes au sein de ce réseau afin d’accompagner ses salariés vers les enjeux de demain. Car l’entreprise française ne s’y trompe pas : en s’engageant sur la voie des énergies renouvelables, elle fait peau neuve, se réinvente et s’invente un nouveau métier.

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