EDF veut vendre dix milliards d’euros d’actifs d’ici 2020

Le premier producteur mondial d’électricité, EDF, a mis sous revue stratégique certains de ses actifs. Le groupe souhaite en céder une partie sous quatre ans, afin de financer ses futurs projets. 


Opération dégraissage en vue chez EDF. L’électricien français souhaite se séparer d’au moins dix milliards d’actifs d'ici 2020. Il a mis sous revue stratégique certaines activités afin d’envisager leur cession à terme. Aucune décision définitive n’a été annoncée pour le moment. 

La production fossile sur la sellette

En tête des actifs concernés, les installations européennes de production d'électricité à base de combustibles fossiles et les activités de production et de commercialisation autour de ces mêmes combustibles dans le monde. EDF a annoncé cet été un état des lieux stratégique de ses centrales à gaz et à charbon sur le Vieux Continent, un choix logique alors qu’il ne cesse de marteler sa volonté de devenir le champion de l’électricité décarbonée

Autre actif important menacé de vente : l’activité exploration-production de sa filiale italienne Edison, exploitant le gisement égyptien d’Aboukir, une réserve de 46 milliards de mètres cubes de gaz. Mais la cession de cette branche représente des risques de dévalorisation, en raison de la faiblesse actuelle du cours des hydrocarbures.

Investissements massifs, notamment dans les EPR

Si EDF veut vendre, c’est parce que le groupe a besoin d’argent frais pour réaliser de futurs investissements. Le rachat de l’activité “réacteurs nucléaires" d’Areva, le bouclage difficile de l’accord sur la construction de deux EPR à Hinkley Point, en Grande-Bretagne et la remise à niveau du parc français de centrales nucléaires classiques vont engendrer des dépenses massives dès les prochains mois. EDF souhaite maintenir ses objectifs financiers pour 2018 sans négliger son cours de bourse. Pour cela, il devra vendre, forcément. 
 

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