L'Arctique : nouvelle zone d'exploration pétrolière des USA

Le 11 mai 2015, le gouvernement américain, par l'intermédiaire de l'Agence fédérale chargée de la gestion des océans, a donné son accord au groupe pétrolier Shell pour l'exploration et le forage pétrolier en mer de Chukchi au large de l'Alaska.


Une décision mûrement réfléchie ...

Si l'accord n'a été donné que ce lundi 11 mai 2015, la première demande formulée par le groupe pétrolier anglo-néerlandais remonte à 2012. A cette époque, le gouvernement Obama avait autorisé le groupe à effectuer des forages pétroliers dans cette zone géographique. Shell avait alors rencontré certains problèmes techniques qui avaient poussé le Département de l'Intérieur à lever cette autorisation.

Mais l'entreprise a réussi à résoudre ces soucis et a pu présenter de nouveau un projet d'exploitation au gouvernement américain. Curtis Smith, porte parole de Shell aux USA, assure que le groupe pétrolier met tout en oeuvre pour respecter ses engagements.

Dans l’intervalle, nous continuerons à mener des tests et à nous préparer (…) pour être à la hauteur des exigences que les différents acteurs et les autorités de régulation attendent de la part d’un groupe opérant dans l’Arctique.
Paysage Alaska

Les ONG redoutent un accident similaire à celui du Golfe du Mexique en 2010.

Qui fait réagir les associations de la protection de l'environnement

Si Shell affirme être en mesure d'exercer son activité dans l'océan Arctique, certaines associations de défense de l'environnement et de la protection des espaces marins demeurent très sceptiques sur ce point.

Susan Murray, Vice-Présidente d'Oceana, une ONG environnementale, estime que Shell ne peut exploiter des puits de pétrole dans cette zone sans dommage pour l'environnement.

Shell n’a pas démontré qu’il était disposé à opérer de manière responsable dans l’Arctique.

Les organisations non gouvernementales mettent en garde contre un éventuel accident dans cette zone. Selon elles, un incident dans les eaux gelées de l'Arctique serait plus dommageable pour l'environnement que celui arrivé en 2010 sur la plateforme BP dans le Golfe du Mexique.

Shell doit donc tout mettre en oeuvre pour réaliser l'exploitation de cette zone dans les meilleures conditions et ainsi conserver ses autorisations.

Mis à jour le